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sommet des amériques Quebec 2001
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NOUVEAUTÉ
Une fiction prend maintenant la place du site créé pour le Sommet des Amériques que vous pouvez par contre consulter en clicquant ici. La fiction proposé en est au stade de brouillon et tous commentaires et critiques sur la forme ou la sintaxe ainsi que toutes informations pertinentes seraient grandement appréciés. Vous pouvez laisser vos coordonnées par voie de courriel.
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Québec avril 2001
Tous droits réservés pour tous pays

CHAPITRE 1
Ça va brasser...

Déguiser ainsi les rues d'un joyau du patrimoine mondial tenait du sacrilège. Le Vieux-Québec dénaturé, entouré d'une clôture de 4 kilomètres pour le Sommet des Amériques , me laissait pantois et songeur. J'avais l'impression d'être en présence d'un adolescent inconnu au sourire embroché d'un appareil pour traiter ses problèmes de dentition. Des discussions, sur la possibilité d'étendre une zone de libre-échange à la grandeur de tout le continent américain, allaient bientôt réunir 9 000 journalistes, les chefs d'État de 34 pays et leurs délégations, 5000 policiers, des centaines de soldats, et … 30000 manifestants. En décembre 1999, des milliers d'entre eux avaient réussi à interrompre la réunion de l'Organisation mondiale du Commerce à Seattle. Les autres grandes réunions de Prague, Nice, Washington ou Philadelphie avaient fortement été perturbées par les manifestations. Le souci que rien n'entrave le déroulement des activités et que la sécurité soit à toute épreuve, avaient amené les autorités canadiennes à créer un village fortifié pour les visiteurs, à l'intérieur d'un périmètre de sécurité et de cette ridicule barrière.

Depuis près d'un mois un animateur hystérique criait sur les ondes de son émission radiophonique que la barricade, aussi solide qu'un fétu de paille, allait s'effondrer comme un château de cartes au moindre souffle des manifestants déchaînés.
" Ces gens-là sont des professionnels des manifestations, organisés, ayant en leur troupe une multitude de casseurs venus ici uniquement pour faire du dégât…. Ils vont se mettre à 25 ou cinquante et la jeter à terre en un rien de temps… Et le Vieux-Québec bombardé de cocktails Molotov, va s'incendier sans que les pompiers ne puissent même y circuler, puisque les manifestants vont paralyser les voies de communication en ouvrant l'arrière des autobus pour tirer sur tous les fils qu'ils peuvent pour les empêcher de rouler…. "

Son délire verbal avait réussi à instaurer un véritable climat de panique parmi la population de Québec et des environs. Les autorités débordées par les appels angoissés des gens, durent même l'obliger à cesser d'inonder, par ses propos incendiaires, l'inconscient collectif de ses visions apocalyptiques. On entendait tellement parler de désastre que déjà, avant même que personne ne soit arrivé, tout le monde avait hâte que ce soit terminé.

Le maire de Québec lui, loin de se péter les bretelles, comme il l'avait fait lorsque sa ville avait été choisie, en était à s'excuser publiquement. Il disait que la réunion de Seattle et ses manifestations violentes n'avaient pas encore eu lieu, et que par conséquent, il ne pouvait saisir à l'époque, aussi bien qu'il pouvait le comprendre aujourd'hui, toutes les conséquences qu'impliquaient la tenue de la rencontre dans les murs de sa ville. L'armée, le périmètre de sécurité, les services secrets, les médias, les sites Internet, la cohorte de policiers convoquée pour assurer la sécurité, la population apeurée, tout, tout, lui indiquait qu'il était maintenant confronté à un événement démesuré qui pouvait facilement dégénérer en quelque chose dont la nature exacte ne s'entrevoyait que dans l'imagination fiévreuse de la psychose collective. Même s'il avait timidement réussi à rassurer la population après avoir inspecté les installations mises en place par les forces assurant la sécurité, il était, comme une grande majorité des citoyens de la ville, dans l'attente du pire. Jamais plus…, disait-il sur toutes les tribunes médiatiques…

Pendant ce temps, des milliers de jeunes et de militants s'organisaient pour venir à Québec brandir des pancartes et manifester leurs oppositions à la zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Les coalitions d'Opération Québec Printemps 2001, le Comité d'accueil du Sommet des Amériques (CASA), la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC), le Groupe opposé à la mondialisation des marchés (GOMM), les syndicats québécois, du Canadian labour council (CLC) et Canadian auto workers (CAW), le Centre des médias alternatifs de Québec (CMAQ)et de nombreux groupes étudiants travaillaient depuis des mois à l'accueil des milliers de manifestants attendus et à l'organisation et à la logistique entourant les manifestations. Il n'y avaient plus de chambres d'hôtel à Québec depuis belle lurette et plusieurs se proposaient, par la force des choses, de faire un aller-retour dans le même journée.

L'ampleur du mouvement s'étendait à l'échelle de la planète entière. Les grandes figures internationales de la lutte à la mondialisation allait être présentes. José Bové, représentant de paysans français et figure légendaire du mouvement anti-mondialisation, avait réussi, non sans d'énormes difficultés et malgré son passé d'activiste violent, à obtenir la permission pour entrer au Canada. On attendait en plus des nombreuses autres personnalités du mouvement anti-mondialisation, des membres de Reclaim the Streets de Londres¸ Maurilio Galdino De Lima du Mouvement des Sans terre brésilien, Naomi Klein, l'auteur de No Logo, la mexicaine Leticia Sanchez, qui viendrait expliquer les tristes conséquences que l'accord économique de l'ALENA avaient eues sur les femmes de son pays. La réunion du Sommet des Peuples, un contre-sommet semblable à tous ceux qui se déroulaient maintenant, en parallèle aux sommets officiels, allait réunir de nombreux activistes sociaux, syndicalistes et humanistes de tous les coins de l'Amérique pour discuter des enjeux de la ZLEA. Des centaines d'autobus étaient louées dans toutes les grosses villes de l'est américain pour transporter une multitude de manifestants . La plupart des mouvements étudiants des plus grandes universités et collèges avaient mobilisés leurs membres pour venir manifester leur mécontentement face au phénomène de la mondialisation. Une très importante marche contre la ZLEA, le samedi, sous l'égide de la Fédération des Travailleurs du Québec, allait avoir lieu. Tous les groupes sociaux écologiques, de gauche, organisés, non-organisés, clandestins, occultes, groupusculaires, anarchistes, communistes ou autres, s'apprêtaient à participer au Sommet des Amériques, et ce, sans compter tous les mouvements qui localement, dans plusieurs villes du continent, allaient y aller de leurs marches et de leurs manifestations. Sur l'Internet on pouvait savoir comment se préparer aux attaques de gaz lacrymogènes, comment s'adonner à la désobéissance civile de façon pacifiste, ou non-pacifiste, comment préparer des cocktails Molotov, comment détourner l'attention des forces policières par le vandalisme régionalisé, comment réagir aux charges de policiers qui veulent disperser un foule trop agitée, etc.. La plupart des cellules des prisons de la région avaient été libérées pour permettre aux démonstrateurs qui déborderaient d'un enthousiasme trop excessif d'y séjourner quelques temps... Du jamais vu à Québec.

Des groupes anti-mondialisation comme SalAMI avait vivement dénoncé l'attitude du gouvernement. On était choqué que des discussions importantes sur l'avenir d'un continent, allait se tenir par des élus, en circuit fermé, derrière une impensable barrière de sécurité et que les décisions prises allaient s'appliquer de façon unilatérale dans un avenir plus ou moins rapproché à l'ensemble de ses citoyens sans qu'un seul d'entre eux n'ait été consulté. On voulait avoir accès aux endroits où allaient avoir lieu les réunions pour manifester, être entendu, et également on désirait que les textes expliquant le déroulement du sommet et montrant les ordres du jour et la teneur des discussions et accords, soient diffusés et deviennent du domaine public. On avait d'ailleurs porté plainte devant les tribunaux pour que la clôture qu'on appelait le mur de la honte soit démantelé, mais sans succès.

C'était très excitant de suivre le déroulement de toute cette frénésie, mais aussi extrêmement inquiétant. Certaines personnes se demandaient même s'il n'y avait pas complot pour détourner l'intérêt de la populace locale et des manifestants en devenir de participer. Le télé-journal du soir et bien d'autres médias n'avaient rien de rassurant à présenter. La plupart des résidents de la région, rendus extrêmement craintifs, n'avaient aucunement l'intention de mettre les pieds dans le Vieux-Québec durant la tenue du Sommet.

Mon passé de jeune contestataire me faisait réagir bien différemment. Je n'osais pas toujours dire à mon entourage que je me promettais de ne rien manquer et de voir de plus près toute cette agitation. Pour tous les non-militants de la région, c'était vraiment une folie d'aller se mettre le nez là-dedans, mais j'avais envie de participer, d'en savoir plus, et surtout de contribuer à ma façon à ce que le vandalisme n'endommage pas le Vieux-Québec. J'avais malheureusement écouté moi aussi l'animateur-fou et je me sentais obligé de jouer aux Don Quichotte face à la menace que des dommages irrémédiables à notre bébé chéri puissent survenir. J'étais serveur dans un restaurant réputé du Vieux-Québec et guide touristique pour payer les comptes, écrivain, humaniste et photographe pour vivre pleinement. Mon passé était éloquent sur ce que je pensais de ce sommet : j'avais parcouru tous les coins et recoins des Amériques et je ne connaissais que trop bien les difficultés que des milliers de gens avaient à vivre à chaque seconde de leur existence. Le principe selon lequel la richesse des uns fait la pauvreté des autres faisait depuis longtemps partie de mes maximes intérieures. Sans en saisir complètement tous les enjeux, j'étais sympathique à la cause des manifestants, mais choqué à la pensée que beaucoup d'entre eux n'étaient présents que pour la casse et pour la pratique d'un sport extrême. Le sentiment général parmi la population de Québec était d'ailleurs largement dominé par cette impression. Dommage pour les autres manifestants qui de bonne fois aspiraient à participer à l'élaboration d'un monde meilleur.

J'avais commencé à être pro-actif environ deux semaines avant que le sommet ne soit officiellement commencé. Les évènements s'étaient amoncelés comme un congère au lendemain d'une lourde tempête de neige. On se sentait pris en otage, autant par les autorités que par la horde des manifestants qui s'apprêtaient à envahir la ville. Faire quelque chose au plus vite. Agir…

Mon court séjour à l'université m'avait permis d'en connaître suffisamment en informatique pour créer facilement un petit site Internet où l'on pouvait retrouver des liens sur la ville de Québec et sur les groupes militants qui faisaient partie de l'organisation des manifestations. J'avais créé une section pour le chat, un forum de discussion, des pages sur les activités et spectacles en cours durant la tenue du sommet, des propositions et idées sur différentes activités qui pourraient avoir lieu. Je me targuais d'être le seul site non-militant et non-officiel sur le Sommet des Amériques ce qui était en fait, véridique. J'avais patiemment récolté les adresses de courriel des principales agences de presse du Québec, des centrales syndicales et organismes sociaux faisant partie du sommet et des principales organisations étudiantes du Québec, de l'Ontario et des Etats-Unis, et, établi un premier contact pour informer tous ces groupes de l'existence du site Internet. J'avais communiqué avec différent groupes militants, dont le CLAC (Convergence des forces anti-capitalistes) pour leur offrir mes services par la voie d'un courriel semblable à celui qui suit :
" Félicitations!!

Le Sommet des Amériques et les manifestations qui l'entourent sera l'évènement le plus marquant de l'an 2001.

Ce qui va s'y passer dépasse toutes les attentes et toutes les expectations et que nous allons assister au plus grand happening culturel, social et politique de l'année.

C'est en toute humilité à titre de simple citoyen et dans le plus grand respect de votre travail collectif, que je vous fait parvenir ce courriel.

Toutes les organisations prévoient des manifestations, forums, mais il semble que le volet grand public à l'exception de la couverture que les médias vont en faire (!!!!!!!??????) semble déficient. Je suis extrêmement déçu par l'opinion que les gens ont de ce sommet: violence et destruction.

Nous assistons probablement à l'émergence d'une nouvelle gauche qui aura un pouvoir politique dans peu de temps, et pour qu'il en soit ainsi le public doit être informé.

C'est dans cet état d'esprit que j'ai improvisé un site internet. http://freetravelguides.com/sda.html Nous n'avons aucune affiliation avec aucun groupe, sommes neutres et ne voulons agir que comme voix d'info pour le grand public tout en proposant différentes avenues.

J'offre cet espace comme point de rencontre en parrallèle et en symbiose avec vos sites respectifs. J'offre également d'y inclure toutes les infos de dernières minutes que vous n'aurez peut-être pas le temps d'inclure dans vos sites dû à votre implication dans le sommet.

J'y ai inclus des forums, chat room.

Merci
Un simple citoyen qui veut s'impliquer
Simon Samson
http://www.freetravelguides.com/sda ".
" Merci camarade ", m'avait-on dit, mais on ne semblait pas avoir besoin de mes services.

J'avais également fait parvenir ce courriel aux associations étudiantes de tout le Québec et de la plupart des grandes universités américaines de l 'est et du centre :
"À L'AIDE, À L'AIDE SOMMET DES AMÉRIQUES Je suis de Québec et la venue du Sommet des Amériques dans nos murs m'inquiète un peu.. Il m'inquiète parce que trop de groupes radicaux sont censés être présents. La présence de ces quelques marginaux a tellement été médiatisée que les gens de Québec pensent que TOUS les manifestants ne viennent à Québec que pour détruire. Un climat de peur et de panique s'est emparé de la population.

En fait ce qui m'énerve le plus c'est qu'on étouffe, volontairement ou pas, la voix de la gauche. On oublie carrément de dire que cet évènement va être le plus grand happening social, politique et culturel à n'avoir jamais eu lieu à Québec.

S.V.P. La vigilance s'impose contre la violence: un appel à la non-violence et à la protection de l'intégrité physique du Vieux-Québec est lancé à tous les groupes étudiants.

Visitez le site Internet que nous avons monté à la dernière minute pour lutter de toute nos forces contre ce que nous croyons être inacceptable.: violence et mésinformation. Faites circuler ce courriel à toutes vos connaissances.

Participer à faire de ce Sommet le plus grand happening de l'an 2001.
Sim Sam
Sur un portail voyage
http://www.freetravelguides.com/sda.html "

D'autres courriels ont suivi pour insister une fois de plus sur la responsabilité que les étudiants, ces constructeurs de l'avenir, avaient pour que la violence et le vandalisme ne dépasse pas les bornes.

Tout ce que je voulais était de faire descendre une tension beaucoup trop palpable entre les autorités et les manifestants. Mon message était caméléon et s'adaptait à l'interlocuteur comme une combinaison moulante. J'étais un agent double travaillant à la solde de la paix et de la non-violence.

Un autre citoyen de Québec avait également manifesté son intention de participer, lui aussi à sa façon, à la non-violence. Il désirait obtenir des appuis pour pouvoir monter et tenir une scène mobile sur laquelle tous les artistes, citoyens et groupes seraient invités à venir haranguer la foule. La seule présence d'un grand nombre de personnes et de familles à ces tribunes publiques de la parole pourrait suffire à éliminer l'éclosion et l'escalade de trop de violences, pensait-il. Il avait déjà tenté des expériences, de façon fructueuse, en d'autres occasions et il donnait en exemple le Guatemala où près de 200 000 personnes s'étaient rassemblées pour entendre les discours éclairés de différents leaders du mouvement anti-mondialisation. L'idée semblait intéressante et j'avais répondu à son appel à l'aide en lui offrant de transformer mon site Internet en plate-forme de promotion pour sa tribune de la parole. Malheureusement, il était un peu tard pour songer à ce genre d'action et les jours passaient sans qu'il n'ait aucun des appuis nécessaires à la bonne marche de son projet. Plusieurs médias l'avaient traité d'hurluberlu inconscient qui ne comprenait pas que l'unique chose qu'il allait réussir à faire serait de mettre des gens dans une situation inconfortable et dangereuse. Ce qui allait déferlé sur les rues de la ville était beaucoup trop gros pour qu'un simple citoyen puisse parvenir à en changer le cours inéluctable. J'aimais les idées que cet homme véhiculait, mais je me disais qu'il serait probablement plus intéressant de détourner une partie de la foule vers d'autres lieux de rassemblement. J'attendais dans l'ombre en espérant que le tout se concrétise pour pouvoir agir avec lui, mais à ma façon par la voie de l'Internet.

J'avais commencé à arpenter en tout sens les rues défigurés du Vieux-Québec avec ma caméra, pour alimenter mon site Internet. Je ne me doutais surtout pas que marcher avec mon appareil photo avait déjà fait de moi un suspect potentiel pour des services de renseignement à l'affût du moindre agitateur…

à suivre...



NOTES

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SOMMET DES AMÉRIQUES: Celui-ci doit poser les étapes à la création en 2005 d'une zone de libre-échange (ZLEA) s'étendant de l'Alaska à la Terre de Feu. Trente-quatre pays sur 35 participent aux négociations, Washington refusant obstinément de faire une place à Cuba. Un autre sommet est prévu avant la conclusion du processus. L'idée de cette zone de libre-échange a été lancée en 1994 lors du premier Sommet des Amériques à Miami et, en 1998, à Santiago. Le Sommet de Québec sera l'occasion de tracer un portrait des négociations qui ont eu lieu jusqu'à présent et de fixer des échéanciers. Pour les autorités officielles, ces accords vont servir à créer une plus grande prospérité et à élargir les débouchés économiques tout en favorisant la justice sociale et le développement du potentiel humain . Selon les manifestants anti-mondialisation ils ne servent qu'à abolir les barrières qui nuisent au commerce, c'est-à-dire d'éliminer à plus ou moins long terme les lois et les mesures qui protègent l'éducation, la santé, les conditions de travail, l'environnement et la culture.
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MANIFESTANTS: L'ennemi juré est l'économie neo-libérale qui prône une vision globale où l'on cherche à créer une économie où tous les pays deviennent des marchés pour l 'avancement des grandes corporations trans-nationales, au détriment des populations locales et de l'environnement. Les principales organisations qui depuis plusieurs années ont à se confronter aux manifestations sont Le Fonds monétaire International (FMI), La Banque Mondiale et L'Organisation mondiale du commerce.

On leur reproche leur manque de transparence et de ne servir que les intérêts des multinationales et des nations les mieux nantis. Les activistes sont pour la plupart formés d'associations étudiantes, d'organismes de solidarité internationale, de groupes populaires et de défense des droits sociaux, de partis politiques et de syndicats De nombreux intellectuels de renom et de journalistes sont aussi à l'origine des mouvements anti-mondialisation. La majorité des manifestants lors des grandes réunions sont des étudiants. Plusieurs collèges et universités ont des comités d'information sur les enjeux économiques et sociaux des grands accords internationaux. Les activistes sont souvent confrontés à des problèmes dont ils ne trouvent que des solutions dans l'action directe. De nombreuses factions des différentes courants politiques sont toujours présents lors de ces grandes manifestations autant les communistes, les socialistes, que les anarchistes. Tous les groupes peuvent ne pas avoir aucun lien, même s'ils vont tous dans la même direction, et sont parfois organisés en un groupe rassembleur divisé en de nombreux groupes. Des comités locaux servent de mobilisateurs. Ils expriment chacun à leur façon leur mécontentement, par leur simple présence en grand nombre. Certains de ces groupes ont recours à la désobéissance civile, par la violence et par l'action directe. Des groupes locaux veillent à l'organisation et à la logistique, mais les manifestants eux sont de partout. De nombreux participants sont des amateurs de sport extrême ou ne sont là que pour s'amuser et beuacoup sont fortement influencés par l'Internet.

Le fond monnétaire internationale (FMI) offre des prêts aux gouvernements qui sont incapables de payer les dettes qu'ils ont contractées auprès des banques étrangères et des maisons de crédit -- un problême énorme et persistant depuis l'avènement des la crise de la dette à la fin des années 70. En échande des prêts, le FMI demande des politiques de réforme économique apellé programmes d'ajustement structurel. Avec des droits de vote accordés selon la contribution financière, le FMI est dominé par les pays les plus riches.
The International Monetary Fund
700 19th Street NW, Washington, DC 20431
http://www.imf.org; 202/623-7000

La Banque Mondiale: Créé en même temps que le FMI et géré de la même façon, la Bnaque Mondiale offre des prêts pour les grands projets d'infrastructure comme les routes, les barrages, les complexes énergétiques. Depuis le début des années 80, la Banque a aussi fait des prêts d'ajustement structurel; maintenant, plus de la moitié de ses prêts sont de la même nature de changements politiques que ceux demandés par le FMI. Une branche de la Banque mondiale, la Corporation financière international (IFC), accorde des prêts à des compagnies dans le secteurprivé dans le sud global.
The World Bank Group
1818 H Street NW, Washington, DC 20433
http://www.worldbank .org; 202/477-1234

L'organisation Mondiale du Commerce(OMC), établi en 1995, est l'organisation intrnational qui met en vigueur une série de règlements commerciaux couvrant aussi bien les tarifs et les quotas que les "barrières non-tariffaires au commere" comme les lois sur la sécurité des aliments, les standards de production et les politiques d'investissement. Les règlements de l'OMC limitent les politiuqes traiffaires ou non tarrifaires que les pays peuvent changer ou maintenir. Ces règlements sont renforcés par un tribunal international du commerce extrêmement secret qui peut imposer des sanctions contre les pays qui refusent de cahnger leurs lois pour se plier aux exigences de l'OMC.e
The World Trade Organization
Geneva, Switzerland
www.wto.org; 011/41/22/739/5111
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JOSE BOVE: L'éleveur de brebis dans l'Aveyron s'est rendu célèbre à l'été 1999 à la suite de son emprisonnement pour avoir "démonté", comme il tient à le préciser, le restaurant McDonald en construction à Millau. Pour le porte-parole de la Confédération paysanne française, les multinationales de l'agriculture tentent d'imposer à la planète un modèle unique en agriculture. À ce modèle industriel, M. Bové oppose "l'agriculture paysanne". "La première activité de l'agriculture paysanne, dit-il, c'est d'organiser la souveraineté alimentaire du pays. Ce n'est pas au marché international de nous dire ce que l'on a besoin. José Bové a été au coeur d'un important litige au Brésil. Il a évité l'expulsion, sur décision d'un juge, après avoir participé à la destruction de cultures transgéniques sur un site-laboratoire du géant Monsanto, dans le sud du pays. M. Bové, tout en se décrivant un émule de Ghandi, ne craint pas l'action directe
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Résumé de la journée - Mini-reportage

DIMANCHE LE 22 AVRIL

Dernière journée du Sommet des Amériques
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Lundi (16) Danger: nombrillisme possible
Mardi (17) À qui le maire l'Allier va-t-il donner les clefs de la ville? À la GRC, à la SQ, aux manifestants ou au Bonhomme Carnaval?
Mercredi (18) Les aventures d'Astérix dans le Vieux-Québec...
Jeudi (19) Bienvenida en la Republica Banana de Canada.
Vendredi (20) Finale de la coupe Standlie. Première période: manifestants 4, autorités 3. Toutes les photos sur la tombée du mur de la honte
Samedi (21) Une nouvelle mode vient de naître à Québec: le port du masque à gaz.


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Fiesta de Los Americas est un service Internet gratuit, non-militant, non-officiel, improvisé par la venue du Sommet des Amériques dans les murs du Vieux-Québec, Joyau du Patrimoine mondial (U.N.E.S.C.O.). Ce service se veut une réaction spontanée face à l'ampleur inattendu de la tenue du Sommet, par la crainte qu'il inspire à la population de Québec et la publicité négative qui entoure l'évènement.

Le seul but de Fiesta de Americas a été de propager un message de non-violence, jour après jour, durant le sommet. Les pages de ce site ont été faites d'une façon extrêmement rapides et sont par conséquent immatures. Nous avons envoyé, à tous les jours, des email à toutes les organisations impliquées dans le sommet. Ce site se veut une réflexion sur la tenue du Sommet des Amériques à Québec, exprimée par un simple citoyen, voulant avant tout lutter à sa façon contre une escalade de la violence et du vandalisme dans sa ville...


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