Site perso d'un joueur de Valiha de Madagascar
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Types de valiha
1. Selon sa forme

Valiha tubulaire (valiha lalandava)

Fait à partir du bambou. Se présente sous la forme idiocorde (valiha tory tenany) et à corde métallique

Valiha rectangulaire

Valiha en caisse ou en bois appelé "valiha marovany" dans la région où il n’y a pas assez de bambous : au Sud, et au Sud-ouest de Madagascar

Valiha semi tubulaire en tôle

Type venant du pays Sihanaka (Moyen Est de Madagascar).

1. Selon sa sonorité

Valiha pentatonique (à cinq cordes)

L’instrument est en bambou, les cordes sont en fibres, sculptés en lui-même. Sa gamme est pentatonique : c’est une gamme amputée de deux notes (la quarte et la septième Majeure).

Valiha idiocorde (valiha toritenany)

Proche de son homologue indonésien, c’est probablement le prototype de la valiha malgache. Le corps de l’instrument est un tuyau de bambou. Les cordes sculptées de la même matière ont été soulevées de l’écorce même du bambou.

L’instrument en bambou idiocorde est actuellement délaissé. Bien que la valiha n’ait pas disparu, elle s’est transformée s’adaptant à des techniques et des matériaux nouveaux. Elle répons ainsi à une esthétique musicale en perpétuelle évolution ouverte sur le monde extérieur.

Valiha idiocorde combinée (cordes en écorce et en métal)

L’instrument se présente à peu près comme la valiha en bambou idiocorde. La différence vient de ce que les cordes les plus graves (en général trois) sont métalliques et sont tendues de chaque côté des nœuds du bambou. L’enroulement des cordes s’effectue autour des chevilles à l’intérieur du tuyau.

Le type d’évolution attesté par cet instrument, dont les exemplaires sont actuellement assez rares, est très différent du précédent.

L’usage d’un matériau nouveau (corde métallique) et d’une technique nouvelle (cheville) n’est pas imposé par le milieu naturel. C’est le résultat d’un choix dicté par le désir d’obtenir de la valiha des qualités instrumentales exigées par une nouvelle esthétique musicale.

Valiha diatonique

Le corps de l’instrument est un tuyau de bambou comportant deux nœuds naturels. Les cordes dont le nombre est fixé à seize (16) sont toutes métalliques. La plupart du temps, c’est en défaisant la tresse d’un câble de frein de bicyclette qu’on obtient les cordes. Deux séries de clous plantés autour des nœuds du bambou servent à fixer et à tendre les cordes sur la longueur entre les nœuds. Une ligature métallique renforce l’attache près des clous. Les cordes sont soulevées par de petits chevalets en calebasse.

Ses premiers pas à l'université auraient pu l'orienter vers une tout autre carrière. Mais sa passion pur l'art a été finalement la plus forte .Alors, délaissant ses études de droit, il décide de se consacrer entièrement à ses premiers amours : la décoration, la sculpture, la peinture, et surtout la musique. Une retrouvaille en somme, avec lui-même, pour cet artiste accompli qui, dès sa tendre enfance, sent la musique couler dans ses veines.
Tout enfant qu'il était, il affichait des prédispositions naturelles pour les airs rythmés improvisés en jouant de ses mains sur des boites vides. Mais c'est à l'age de 18 ans qu'il choisit d'embrasser une carrière de vrai musicien en s'inscrivant au cours de Monsieur Rouillon (1967), avant de faire partie, un an plus tard d'un groupe de "Jeunes talents" qui anime tous les soirs les clubs et cabarets tananarivien. Autant d'occasions pour Ratovo , non seulement de s'enrichir des expériences des autres, mais aussi de faire apprécier outre-mer la musique du terroir à travers le plus malgache de instruments musicaux, la "Valiha", qu'il manie de ses doigts experts à la manière d'un virtuose .

Frappé par son talent, le célèbre artiste compositeur Etienne Ramboatiana (Bouboul) le prend avec lui en 1984 pour prodiguer conseils et partager avec lui ses expériences.

Sa passion pour la musique traditionnelle ne l'empêche pas de nouer des contacts avec nombre de célébrités internationales comme les américains Bill Steven, Jeff Gardner, et Talib Kibwe.

En 1994, Ratovo a joué avec le groupe Koq trio dirigé par Alexandre Ozounouff lors de son passage à Madagascar. Grâce à au développement de cette relation, il a participé au festival de hanches Doubles qui s'est déroulé à Rotterdam (Hollande).

 

Travaillant aujourd'hui au département de la production et des infrastructures médiatiques du ministère malgache de la culture, de la communication et des loisirs, Ratovo œuvre sans relâche pour la promotion des recherches en matières musicales.

On lui doit ainsi, la conception, la création et la fabrication de Valiha chromatiques et l'élaboration d'un manuel sur celle-ci. Il est aussi l'auteur de nombreuses recherches à l'origine de nombreuses expositions qu'il a organisées et de spectacles qu'il a donnés aussi bien à travers l'île qu'à l'extérieur avec le groupe musical " AKOM-BALIHA " (Echos de Valiha).

D'autres projets, il en a encore . Ainsi, entre Ratovo et la " Valiha "-sa Valiha- c'est une véritable histoire d'amour qui n'est pas près de se terminer...

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