La profondeur
 
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La profondeur

 

La vision monoculaire ne nous fait percevoir que la direction sur laquelle se trouve le point que nous voyons. Ce point peut se déplacer sur la ligne de visée où il se trouve, sans qu’il se produise, dans l’impression reçue par l’oeil, aucune modification autre que relativement à la grandeur du cercle de diffusion formé sur la rétine, et tant que le déplacement n’excède pas la longueur de la ligne d’accommodation, cette modification du cercle de diffusion ne présente aucune valeur appréciable. Ainsi, la vision monoculaire ne nous indique immédiatement que la position apparente de la ligne de visée sur laquelle il faut chercher le point que nous voyons.

Pour obtenir une connaissance complète de la disposition véritable des objets dans l’espace, il faut encore connaître, sur la ligne de visée, la distance qui sépare de l’oeil chacun des points que nous voyons. A la connaissance des dimensions superficielles du champ il faut ajouter celle de la profondeur. L’expérience journalière nous apprend que nous jugeons également cette troisième dimension, avec plus ou moins d’exactitude. Comment parvenons nous à connaître la distance comprise entre notre oeil et les objets?

Les moyens qui permettent d’arriver à reconnaître ainsi la forme des objets dans l’espace peuvent être rangés dans deux catégories tout à fait distinctes. 

La première renferme les résultats de notre expérience sur la nature particulière des objets que nous voyons; il ne peut évidemment en résulter que des représentations de la distance. 

A la seconde catégorie appartiennent les sensations qui nous donnent une perception réelle de la distance, ce sont:

  1. la conscience de l’effort d’accommodation nécessaire

  2. l’observation à l’aide de mouvements d’accommodation de la tête et du corps

  3. l’usage simultané des deux yeux

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