La bataille d'Arques
Le 21 septembre 1589, Henri IV remporte la bataille d'Arques.
Officiellement roi de France, Henri IV se voit fermer les portes de
Paris, on ne veut pas d'un protestant pour diriger le royaume. La conquête
du trône va commencer par Arques.
D'un côté, Henri de Navarre avec une armée de 8
000 nommes, de l'autre Charles de
Lorraine, duc de Mayenne, chef des armées de la Ligué,
fort d'une armée de 30000 hommes. Abandonnant le siège de
Paris, Henri IV s'était replié en Normandie pour attendre
des renforts anglais. Mayenne le poursuit, jurant aux parisiens de ramener
le Béarnais "pieds et poings liés".
Henri, accueilli avec enthousiasme par Dieppe, fief protestant, se
retranche à Arques sur une position choisie à l'avance par
le maréchal de Biron. Maître du château et de l'éperon
situé à l'extrémité de la forêt (coteau
Saint Etienne), il tenait les deux accès de Dieppe et attendait
Mayenne.
Ce dernier arriva par la vallée de l'Eaulne et s'installa, après
quelques escarmouches, à Martin-Eglise. Il décida d'attaquer
le matin du 21 septembre. Un épais brouillard favorisa sa marche
et réduisit l'action de l'artillerie d'Henri pendant les premières
heures. Usant de perfidie, Mayenne envoya des lansquenets qui, au cri de
"vive le roi" furent reçus comme des transfuges. Ds ne tardèrent
pas à retourner leurs armes contre ceux qui les avaient accueillis.
C'est en cette sombre conjoncture que Henri s'écria "Ne se trouve-t-il
pas en France cinquante gentilshommes pour mourir avec leur roi ?" et reprenant
l'offensive, il rejette une partie des ligueurs dans les marais de la vallée
d'Arques. Alors précisément le brouillard se dissipe. L'artillerie
du château foudroie les troupes de Mayenne qui ordonne la retraite.
Ne pouvant s'emparer davantage de Dieppe, le duc dût abandonner la
place.
Du XVIIe au XIXe siècle, l'importance d'Arques ne cesse de diminuer au profit de celle de Dieppe.