Les premières migrations des juifs vers la Palestine.


Les palestiniens aujourd'hui donnent leur vie pour défendre la ville de Jérusalem, mais il faut remarquer qu'à la moitié du XIXe siècle, c'était une ville quasi abandonnée et éloignée des grands centres commerciaux arabes, la ville sacrée n'a commencé à récupérer son importance qu'à partir de l'arrivée du peuple juif en Palestine. Les états du Proche-Orient sont très récents par rapport aux autres, après la première guerre mondiale la société des nations confia la Syrie et le Liban à la France et au Royaume-Uni, la Palestine proprement dite. On peut également voir d'autres états comme l'Irak, la Transjordanie, etc. Tous ces états partagent la même langue, l'arabe et en majorité, une même religion.En effet, 95% des arabes sont musulmans, mais on trouve aussi d'importants foyers de peuplement juifs et des arabes de religions chrétienne(orthodoxes, catholiques, maronites,etc.) Dans la première moitié du XIXe siècle, le nombre de juifs en Palestine était réduit, ce n'est que dans la seconde moitié qu'une migration assez importante a eu lieu pour faire passer le nombre d'hébreux de 12 mille en 1845, à 85 mille en 1914, ces migrations provenaient surtout d'Europe et des Etats Unis.Ceci était le commencement du sionisme, mouvement inspiré par des philosophes juifs qui essayaient de prévoir les différents problèmes qui se poseraient lors de la creation de l'état d'Israél et trouver des solutions. Le mouvement reçut sa congrégation doctrinale avec Theodor Herzl et son livre l'état d'Israel(1896), et par la suite connaitra une impulsion décisive avec la déclaration de Balfour.



Les répercutions de la première guerre mondiale


Après la première guerre mondiale, le mouvement sioniste fut soutenu par la Grande Bretagne, qui en échange d'aide contre l'Allemagne, signa la déclaration de Balfour, en novembre 1917, où le gouvernement britannique approuvait la création d'une patrie pour le peuple juif en Palestine, en prenant toujours soin de respecter des communautées non hébraïques, c'est du moins ce que disait la déclaration de Balfour.
A la fin de la première guerre mondiale, la Société des Nations donna son consentement à la grande Bretagne pour instaurer une patrie pour les juifs. En 1938, les juifs avaient déjà constitués une "colonnie" de 425 mille habitants en Palestine, soit un tiers de la population palestinienne; ils possèdaient 8% du territoire, le tiers des terres cultivables et avaient une agriculturte moderne. Le dynamisme de cette population juive s'explique par leur provenance d'Europe où l'agriculture a toujours été plus avancée que celle des pays du Moyen-Orient. Ce dynamisme et l'afflux d'immigrants venus d'Europe suscitaient, cependant, l'hostilité croissante des arabes.
Beaucoup de partis politiques, fondés en Europe de l'Est, intégré au mouvement sioniste mondial, migrèrent en Palestine et par la suite, à partir de 1948, ils s'intégreraient à la vie politique et deviendraient, entre autres, des hauts fonctionnaires de l'état juif. Après la guerre, la communauté juive créa plusieurs institutions afin de s'occuper des problèmes sociaux, de la vie religieuse et de l'organisation des villes, comme par exemple la ville de Tel Aviv. La communauté s'assura bien de fonder un système d'éducation pour la préservation de la langue et de la culture hébraïque, et ils fondèrent ainsi l'université hébraïque de Jérusalem.

Une des plus grandes erreurs, de la plupart des philosophes sionistes, se fut qu'ils oublièrent et ne donnèrent aucune importance au fait que le territoire où se trouverait l'état d'Iraél était déjà occupé, aussi simple que cela peut paraître, c'est l'origine du conflit qui a eut lieu pendant toutes ces années.
"...quand le gouvernement Britannique émit la déclaration de Balfour, j'écrivis un article pour un journal juif- allemand, en remarquant bien l'importance historique de telle déclaration(...)mais, j'ajoutai aussi que ce serait beaucoup plus important que les arabes l'acceptèrent. Je devins alors la cible de critiques et moqueries de presque tout le monde...". Nahum Goldmann