Avant d'être
érigée en
Commune, la ville de Minignan était Chef-lieu de
Sous-préfecture de sorte que divers aspects majeurs de la
gestion des affaires locales revenaient aux administrations
déconcentrées de l'Etat.
De larges compétences étaient
dévolues aux
directions ministérielles, tant en matière de
services
collectifs aux populations que dans l'élaboration de projets
de
développement à moyen et long terme.
C'est en 1980 que Minignan a
été
érigée en Commune, mais ce n'est qu'à
partir de
1985 que la municipalité, à l'instar des 36
autres
entités communales du pays, a véritablement
commencé à disposer de l'autorité
réglementaire pour exercer certaines compétences
naguère dévolues à l'administration
déconcentrée; on peut citer entre autres
l'établissement des actes d'état civil, la
gestion du
marché, l'enlèvement des ordures
ménagères,
le règlement des litiges fonciers, et plus
généralement toutes les affaires engageant des
intérêts locaux.
Depuis cette date, trois
conseils municipaux se
sont succédé à la tête de la
municipalité, à la faveur d'élections
qui furent
longtemps « fermées » ou «
semi-compétitives », mais qui sont
désormais plus
ouvertes de sorte que les opinions publiques citadines sont
supposées jouer un rôle actif dans les choix de
développement local. Outre leur fonction de gestionnaires de
la
cité, la municipalité et son conseil ont
également
pour rôle d'assurer à la population de la Commune
de
meilleures conditions de vie, et de promouvoir l'image de la ville
à travers son aménagement,
l'amélioration de son
environnement, de l'urbanisme et de l'habitat, de la santé,
de
l'éducation, etc. La Commune de Minignan dispose pour ce
faire
de ressources humaines réparties dans plusieurs services,
ainsi
que de ressources financières propres et d'un
crédit de
fonctionnement alloué par l'Etat.
L'histoire de la ville de
Minignan est
étroitement associée au destin de Folo, les
fonctions
politiques et administratives de la cité évoluant
au fil
du peuplement de la région. Petite ville située
à
/800 kilomètres environ d'Abidjan, Minignan est à
la
croisée de deux axes routiers : le premier part
d’Odienné en direction de Bamako (Mali) via Touba
et
Bougouni ; et le second, presque perpendiculaire au premier au niveau
d'Odienné, part de Korhogo en direction de la
Guinée en
passant par Boundiali et Beyla (Guinée). Ces routes furent
longtemps l'armature d'un commerce caravanier florissant,
échangeant les produits du Sahel contre ceux de la
forêt.
La situation
géographique de Minignan et
son organisation sociale particulière lui permit de
s'ériger en ville d'étape tant pour les circuits
Nord-Sud
dominés par les marchands de la boucle du Niger, que pour
les
circuits directement reliés à Kankan
(Guinée).
Plus tardivement la ville servit aux ruptures de charge et
devînt
un marché intermédiaire. Le reconditionnement des
noix de
cola en provenance du Sud - Séguéla, Kani
notamment - se
faisait à cet endroit.
Les fondateurs du village souche de Minignan sont les
Sangaré, Mandé musulmans avec un chef du nom de
chef
SERIKA Sangaré qui implanta le village près du
marigot
nommé Gbôlonzon qui limite actuellement la ville.
L'appellation de Minignan est la déformation de Ninignan,
signifiant « ça pourrai
réussir » - propos que, selon la
tradition orale, le chef aurait prononcé en prenant
possession du village.
La localité fut
occupée en 1853
par les Français qui y installèrent un poste
militaire
après le passage l'explorateur RENE Caillé. Une
résidence fut construite sur le sommet de la colline qui est
aujourd'hui la résidence des SANOGO. En 1899, les postes
d'Odienné, Kong et Bouna furent rattachés
à la
colonie de Côte d'Ivoire. En 1910, une nouvelle
réorganisation administrative entraîne la
suppression du
commandement militaire et sa substitution par un chef-lieu de Cercle,
entité civile dont le commandant
réaménagea
l'agencement en 1912 avec un plan d'urbanisme maintenant le
traditionnel habitat malinké en cases rondes. Ce plan
organisé est resté la base du schéma
d'urbanisme
actuel de la ville.
Devenue chef-lieu de
circonscription, Minignan
connut une croissance démographique certes soutenue mais se
tassant progressivement. En effet, de 2 276 habitants au recensement
administratif de 1951, la population de la localité est
passée à 3 000 habitants en 1955, puis 3500
habitants en
1965. Le premier recensement général de la
population de
Côte d'Ivoire lui attribue une population de 6 900 en 1975.
En
1988, la population recensée était de 10 776
habitants.
Les résultats actuellement disponibles du dernier
recensement
(1998) font état de plus de 12 000 habitants. Il ressort de
ces
différents chiffres que le taux d'accroissement de la ville
serait de 6,6 % l'an entre 1951 et 1965, de 5,7 % entre 1965 et 1975 et
de 5,9 % entre 1975 et 1988 - taux élevés
comparés
à ceux des autres villes du Nord du pays et qui expliquent
les
mutations intervenues, au cours de ces périodes, de
l'armature
urbaine et des fonctions administratives et politiques de la
cité.
S'agissant de la structure
urbaine, il convient
de distinguer d'une part le centre villageois, lieu de regroupement
presque exclusif des Malinké au sein d'un habitat de type
traditionnel, d'autre part les quartiers administratifs et d'affaires,
enfin les nouveaux secteurs d'habitation accueillant les nouveaux venus
dans la ville. Pour sa part, la fonction administrative de la ville
s'est développée avec l'installation
d'infrastructures
suivant de près les changements de statut juridique,
Minignan
est successivement devenue chef-lieu de sous-préfecture, de
Commune puis de Préfecture en 2007, chaque étape
induisant l'implantation de services et de sites administratifs,
directions départementales notamment économiques,
telles
que le marché moderne, sociales, sanitaires - Centre de
santé Urbain par exemple - et éducatives -
écoles
et collège Municipal.
Source: Organisation de
Coopération et de Développement Economiques
Etat de
précarité des populations du
département
de Minignan
Suite à la crise
ivoirienne survenue en
2002, l’on va sans équivoque constater
l’enclavement
des régions du nord de la Côte d’Ivoire.
Cette
situation vue sous une autre réflexion va créer
un
sentiment d’injustice des populations du nord ce qui
logiquement
a entrainé le découragement des populations.
L’accord
d’Ouagadougou survenu le 4 mars 2007, Minignan devient un
département.
C’est donc dans cette ambiance que la CADEMI va
être
créée par des jeunes cadres dynamiques du
département.
Les objectifs de la CADEMI sont :
INSISTANT SUR LE
CARACTÈRE APOLITIQUE DE SON ORGANISATION, LA CELLULE RESTE
OUVERTE À
TOUTES LES
TENDANCES ET À TOUS LES
CADRES POURVU QUE LES ACTIONS MENÉES VISENT LE
DÉVELOPPEMENT DU DÉPARTEMENT.
DR
KOUYATE Karim,
Directeur
départemental de la santé
BOUAKE,Président
de la CADEMI
DR
LADJI Tiemoko
Medecin,
Vice Président chargé du plan et des
Stratégies
M.
TOURE Tiadé Laurent
Ingenieur Statisticien, Sécrétaire
Générale chargé des études
de developpement
Mme
TRA Jeanne Nathalie
Sage femme, Sécrétaire
Générale Adjoint
chargée de la communication et des relations
extérieures