|
CAISSE POPULAIRE DESJARDINS ST-PASCAL DE MAIZERETS "COMME LA CASERNE D'ALI BABA" et une s'est même suicidée" (Le Soleil, 31 octobre 1995) ----------------------------------------------- |
La Caisse populaire St-Pascal de Maizerets (comme le faisait la Caisse populaire St-Laurent - de Ville St-Laurent), recrutait des emprunteurs même à l'extérieur de son territoire: Matane, Chicoutimi, etc. - Comment se fait-il que, comme dans le cas de la Caisse populaire St-Laurent, la Fédération des caisses populaires de Québec et la Confédération Desjardins ne sont pas intervenues?
Journal Le Soleil
Pièce I-33.1.
Journal Le Soleil
Pièce I-33.17.
Le Journal de Québec, 18 mars 1998
AU CIVIL:
Les poursuites, au civil, ont été intentées en 1991, il a fallu onze (11) années de procédures pour que les victimes obtiennent enfin Justice.
Ci-dessous, article du Journal Le Soleil, pris sur Cyberpresse:
|
"Fraude du promoteur Émond |
Le samedi 27 juillet
2002 |
La caisse Saint-Pascal devra éponger
Claude Vaillancourt
Le Soleil
Québec
La
Cour d'appel du Québec a donné, hier, une sévère gifle à la caisse populaire
Saint-Pascal de Maizerets, sur le chemin de la Canardière, à Québec, la jugeant
solidairement responsable des dommages subis par quelque 300 investisseurs dans
des projets immobiliers pilotés par le promoteur J.-André Émond et auxquels
était associé son directeur adjoint de l'époque, Ghislain Boutin. La moitié
d'entre eux avaient décidé de poursuivre la caisse.
« Avec les intérêts, on
soutient que la facture que devra assumée la caisse sera de plus de 22 millions
$ », calculait rapidement, hier soir, le principal avocat au dossier, Me
Stéphane Galibois.
Pour l'un des requérants et porte-parole du groupe, M. René Rheault, cela
constitue une grande victoire sur Desjardins. « On a dû se battre longtemps.
Nous étions déçus parce que Desjardins mise sa publicité sur l'intérêt premier
des membres. Cela n'a pas été le cas pour nous. »
En avril 2000, le juge Benoît Morin avait accueilli partiellement l'action
déposée par les différents groupes d'épargnants. Mais le tribunal avait rejeté
l'action contre la caisse à cause, semblait-il, d'un délai de prescription.
Hier, la Cour d'appel en a décidé autrement. Elle déclare la caisse
solidairement responsable des dommages et demande au juge en chef associé
d'assigner un juge pour la détermination du quantum des dommages et la part de
responsabilité de chacun dans ce dossier initié en 1985. Le promoteur, André
Émond, a été condamné à cinq années de prison pour fraude et a contesté
jusqu'en Cour suprême. Le plus haut tribunal du pays a refusé d'entendre sa
cause, de sorte qu'il a commencé à purger sa peine à l'automne 1997. Quant au
directeur adjoint, il a écopé, lui, de deux ans moins un jour de prison.
« Si la Cour suprême a déjà refusé d'entendre la cause de Émond, on espère que
la caisse populaire a saisi le message et qu'elle n'ira pas en appel de ce
jugement », espérait, hier soir, M. Rheault.
|
Publicité |
Émond avait été reconnu coupable d'avoir empoché 3,2
millions $ aux dépens de neuf groupes d'investisseurs. Quatre de ces groupes
ont décidé de poursuivre la caisse où se tenaient les réunions.
Le scénario était simple : Émond présentait une offre d'achat au propriétaire
d'un immeuble, lequel immeuble il revendait immédiatement à un groupe
d'investisseurs sans que ceux-ci sachent qu'il en était furtivement devenu le
propriétaire. Lui-même n'avait pas à verser un sou parce que l'argent était
versé le jour même par le groupe.
Dans chacun des cas, le groupe versait aussi des honoraires au promoteur.
Du côté de la caisse, la Cour d'appel signale que « lorsqu'un nombre suffisant
d'investisseurs était réuni, ils étaient convoqués à une réunion au sous-sol de
la caisse pour signer une convention. »
600 contrats de prêt
« Chaque fois, des employés de la caisse sont présents, dans une salle
adjacente, pour compléter les demandes de prêts de certains investisseurs. »
Selon la Cour d'appel, la caisse aurait signé 600 contrats de prêts, dans au
moins neuf projets différents, pour un montant d'environ 8 millions $ « Il est
à noter, souligne-t-elle, que l'actif de la caisse, au titre des prêts personnels
et commerciaux, est passé de 9 207 940 $ en 1985 à 24 342 344 $ en 1987. ».
La Cour d'appel signale que les fonctions du directeur adjoint de la caisse lui
« ont permis de faciliter l'émission des prêts. »
« En présentant en lots, devant la Commission de crédit, d'excellents dossiers
auxquels étaient joints certains dossiers plus faibles, il a obtenu plus
facilement les approbations requises. Enfin, il a donné des directives à son
personnel de taire tout commentaire sur les projets tout en créant une
situation factuelle destinée à faire croire aux investisseurs qu'il existait
une association entre le Groupe Émond et la caisse et que celle-ci cautionnait
en quelque sorte les investissements sollicités. »
Pour la Cour d'appel, « les circonstances sont telles qu'il paraît
incontestable que ces actes fautifs ont été commis dans l'exécution de ses
fonctions. »
Les trois juges ajoutent que Boutin avait la responsabilité de promouvoir les
produits et les services financiers de la caisse.... Il a fait la présentation
des demandes d'emprunts à la Commission de crédit et s'est chargé de mettre à
la disposition des investisseurs les locaux et le personnel de la caisse.
À qui profitent autant d'années de gaspillage des fonds publiques, par des procédures au civil qui n'en finissent plus, alors que toute personne, le moindrement informée, sait parfaitement qu'une Caisse populaire, personne morale, est responsable vis-à-vis les tiers des actes commis par ses employés et/ou ses représentants?
Avec autant d'années d'attente, de stress, de frais judiciaires et d'honoraires d'avocats à payer, les victimes sont doublement victimes. C'est toujours le "jeu" de "qui perd gagne".
N.B. Le 9 janvier 2003, la Cour suprême du Canada a rejeté la demande d'autorisation d'appel de la Caisse populaire de Saint-Pascal de Maizerets et autres.
Page suivante: PRÊT AU BLOC QUÉBÉCOIS

Index: OLIGARCHIE