L'Alto

Symbolique:

L’Alto  est le symbole du choix de la stricte neutralité entre les philosophies des différents couvre-chefs estudiantins. Il est également la preuve que l’étudiant a passé son baptême. Il est avant tout le garant que son possesseur respecte la noblesse du folklore et les traditions du microcosme étudiant.

C’est pour ces raisons qu’il doit retracer le parcours de son propriétaire au cœur de sa vie estudiantine.

Philosophie:

Maintenir la neutralité et tenter la médiation entre les différentes idéologies liées au folklore estudiantin.

Apparence:

L’Alto original se présente comme le calot d’une penne, démuni de sa visière (la visière se nomme penne - C'est d'elle que provient le nom du célèbre couvre-chef). Par la suite, l'Alto a accepté l'ajout de la penne de façon facultative ( dont la taille est laissée à l’apréciation du possesseur). De même, l'Alto peut se porter à la manière de la Calotte. Ces règles sont inaliènables - Elles touchent à la liberté individuelle.

L'Alto est obligatoirement gris souris pour le velours. Au niveau de la bande, se portent les étoiles et couleurs. La couleur des études étant conventionnelle, il n'y a pas lieu de délibérer sur le sujet.

Sur le dessus : Il y a bien sûr l’indication du cercle. Mais il peut aussi s’y trouver -et ce sur son périmètre- l’année de baptême ou de dépucelage, une devise propre au propriétaire de l’alto.

Sur les côtés : Les breloques usuelles des autres couvre-chefs sont admises.

A l’envers : Un ou plusieurs trous prouvant que l’alto a été dépucelé. Les breloques du "Jardin secret" sont admises, quoique peu pratiquées.

Port de l'Alto:

L'Alto se porte en toute occasion et est indispensable lors de tout repas, de toute cérémonie, soirée, sortie, “guindaille”, ainsi que lors des réunions d’associations, cercles, corporations, régionales, ordres,...à caractère estudiantin ou académique.

L’altien (Porteur d’Alto) se découvre :

- pour marquer le deuil,

- quand il est dans un lieu consacré,

- quand il est présenté au Roi,

- quand il prend la parole, entonne un chant, ou effectue un à-fond.

- quand par respect, soutien et amitié il entend un hymne national, un chant d’association, de régionale, d’ordre,...

 

Le port illicite d’un alto implique immédiatement de graves sanctions infligées par son propriétaire ou toute autre personne d’autorité reconnue.

L’abandon d’alto est également sévèrement puni et l’alto doit être “racheté”.

La perte de l'Alto laisse également le choix de la façon de retrouver son bien: "Passer" son Alto à la façon de la calotte, ou racheter l'Alto à la façon de la penne, auprès d'une autorité reconnue... Mais ici, le choix est laissé à la dite autorité. En aucun cas, la perte de l'Alto n'implique de repasser son baptême.

Origines de l’alto:

D’un aspect historique, l'Alto fut créé par le CEA.

HEC Saint-Louis dispensa des cours du jour depuis 1988. Ses étudiants fondèrent le CEA dans la foulée. Le cercle se positionna d’emblée comme un lien entre la calotte et la penne. Rien de noble dans ce but, mais bien une contrainte… Les fondateurs provenant de plusieurs cercles de l’ULB n’avaient pas envie d’être comitards d’un cercle calotté (qui de plus risquerait alors le rattachement au CAU). Mais école Catholique oblige, ils ne pouvaient pas non plus instaurer la Penne. Pas d’autre solution que de créer son propre couvre-chef en le symbolisant "neutre". C’est ainsi que fut créé l’Alto.

Restait à lui trouver une forme… Le choix fut vite fait entre la calotte à visière et la Penne sans visière (entre deux maux, on choisit le moindre), quant aux couleurs… le velours gris était en stock à la maison de la casquette, et n’avait jamais été utilisé pour un couvre-chef, et la rouge était la couleur qui allait la mieux avec le gris. Puis s’écoulèrent deux années qui permirent aux partenaires chrétiens d’HEC St-Louis d’oublier les tensions engendrées par la création de ce cercle (culotté !) non calotté. Et en 1990, le cercle annonça la possibilité d’un rajout de visière au couvre-chef. Il n’est pas besoin d’annoncer que la majorité rajouta cette penne, puisqu’il faut bien appeler les choses par leur nom… (Ce n’est que tardivement que la casquette a prit le nom de ce typique accessoire servant au départ à protéger les yeux des étudiants en chimie).

Pourtant l’Alto, seul couvre-chef de genre masculin s’il vous plaît, s’était déjà imposé avec une philosophie chez tous les baptisés des deux premières années ! Mais le mal était fait … On ne prit plus trop la peine d’expliquer ces origines aux délégations, on n’avait plus besoin d’expliquer ce qu’était ce couvre-chef étrange et sa psychologie… Au fil des années, que reste t’il comme différences entre la penne et l’Alto des origines ? Pour les autres cercles, n’est-on pas perçus comme des originaux ayant décidé d’appeler Alto leur penne ? Notre folklore étant somme toute semblable au leur. A l’époque, nous tentions un rapprochement inter-guindailles : Les pennés, bien sûr, et de toutes sortes, ceux qui ont des bleus, ceux qui les remplacent par des "Groen" ou des "lapins", mais aussi les calottés, les faluchés, les Calottés avec visière (Si, si, ça a existé - et certains trainent encore parmi quelques Ordres calottins!), les bizutages français même, pas un type de guindaille fréquentant Bruxelles ou Louvain la neuve n’ignorait ce que nous étions ! En deux mots, le mot d’ordre était l’ouverture aux autres.

*Remarque : Pour différencier sur une penne la couleur du CEA du cercle de médecine, il fut convenu par les fondateurs de ce cercle de placer pour mi-hauteur supérieure de la bande du gris, et mi-hauteur inférieure du rouge.